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La baisse d'immunité pendant le cancer et ses traitements peut vraiment transformer votre quotidien. Entre les rhumes à répétition, les infections qui traînent, et la peur constante d'attraper un microbe, vous vous sentez vulnérable et parfois isolée. Cette fragilité immunitaire est un effet secondaire fréquent de la chimiothérapie et d'autres traitements, mais elle ne doit pas vous couper du monde. Cet article vous propose des repères pour comprendre pourquoi votre corps est plus fragile, des gestes simples pour vous protéger au quotidien, et des conseils pour maintenir votre vie sociale malgré cette vulnérabilité.
Sommaire :
- Baisse d'immunité et cancer : pourquoi le corps devient plus fragile
- Rhumes à répétition : gestes quotidiens pour se protéger avec une immunité basse
- Immunité fragilisée : adapter sa vie sociale sans s'isoler complètement
- Quand consulter en urgence en cas de baisse d'immunité et de symptômes
- Conclusion
Baisse d'immunité et cancer : pourquoi le corps devient plus fragile
Comment les traitements affaiblissent le système immunitaire
Pour comprendre pourquoi vous attrapez tous les microbes qui passent, il faut revenir au mode d'action des traitements du cancer.
La chimiothérapie :
- Elle cible les cellules qui se divisent rapidement, notamment les cellules cancéreuses
- Mais elle affecte aussi d'autres cellules à division rapide, dont les globules blancs (leucocytes) produits dans la moelle osseuse
- Les globules blancs sont les soldats de votre système immunitaire : ils combattent les infections
- Quand leur nombre diminue (leucopénie ou neutropénie), votre corps a beaucoup plus de mal à se défendre contre les virus et les bactéries
Vous pouvez aussi retrouver notre sélection de produits après la chimiothérapie, pensés pour vous apporter confort et douceur au quotidien.
Les autres traitements :
- Certaines radiothérapies (notamment au niveau du thorax, du bassin) peuvent aussi affecter la moelle osseuse
- Les thérapies ciblées et les immunothérapies peuvent modifier le fonctionnement du système immunitaire
- Les corticoïdes (souvent prescrits en complément) affaiblissent également les défenses immunitaires
La période de vulnérabilité maximale :
- En général, le nadir (point le plus bas du nombre de globules blancs) survient 7 à 14 jours après une cure de chimiothérapie
- C'est durant cette période que vous êtes le plus à risque d'infection
- Votre oncologue vous fait probablement des prises de sang régulières pour surveiller votre numération
Les autres facteurs :
- La fatigue intense affaiblit globalement votre organisme
- La dénutrition (perte de poids, manque d'appétit) prive votre corps des nutriments nécessaires pour fabriquer des défenses
- Le stress chronique lié au diagnostic et aux traitements peut aussi impacter l'immunité
- Le manque de sommeil empêche le corps de se régénérer correctement
Les signes d'une immunité basse à surveiller
Voici les signes qui peuvent indiquer que votre immunité est affaiblie :
Les infections à répétition :
- Vous attrapez tous les rhumes qui circulent
- Les infections (rhume, grippe, angine, bronchite...) durent plus longtemps que d'habitude
- Vous avez du mal à vous remettre d'une infection, elle revient dès que vous arrêtez les antibiotiques
Les symptômes à surveiller :
- Fièvre : même légère (au-dessus de 37,5°C), surtout dans les jours qui suivent une chimio
- Frissons et sensation de froid intense
- Toux persistante
- Mal de gorge qui ne passe pas
- Ganglions gonflés dans le cou, les aisselles, l'aine
- Fatigue inhabituelle encore plus intense que d'habitude
- Plaies dans la bouche (aphtes, mucites) qui ne guérissent pas
- Infections urinaires fréquentes
- Infections cutanées (rougeurs, gonflements, pus...)
Important : avec une immunité basse, une simple infection peut dégénérer rapidement en infection grave. C'est pourquoi il est essentiel de consulter rapidement dès les premiers symptômes.
Rhumes à répétition : gestes quotidiens pour se protéger avec une immunité basse
Exemples de situations à risque à repérer avec une immunité basse
Quand votre immunité est fragile à cause du cancer et des traitements, certaines situations du quotidien deviennent des sources potentielles d'infection :
Les lieux bondés et fermés :
- Transports en commun aux heures de pointe : métro, bus, train bondés
- Centres commerciaux le week-end
- Salles d'attente (chez le médecin, à l'hôpital...)
- Cinémas, théâtres, salles de concert avec beaucoup de monde
- Supermarchés très fréquentés
Le contact avec des personnes malades :
- Quelqu'un de votre entourage qui tousse, éternue, a le nez qui coule
- Les enfants qui vont à la crèche ou à l'école (véritables "nids à microbes")
- Les collègues de bureau malades qui viennent quand même travailler
Les périodes à risque :
- L'hiver : pic de circulation des virus (grippe, gastro, rhume...)
- Les épidémies (Covid, grippe saisonnière...)
- Les 7 à 14 jours après votre chimio : période de nadir

Les gestes du quotidien :
- Toucher les poignées de porte publiques, les boutons d'ascenseur, les caddies de supermarché
- Manger dans un restaurant avec buffet où tout le monde se sert
- Partager de la nourriture ou des couverts avec quelqu'un
- Recevoir des bisous ou des accolades de personnes potentiellement malades
À la maison :
- Partager la salle de bain avec quelqu'un qui est malade
- Utiliser les mêmes serviettes, verres, couverts
- Ne pas aérer régulièrement
Important : repérer ces situations ne signifie pas que vous devez vous enfermer chez vous ! Mais simplement être consciente des risques pour adapter vos précautions.
Gestes barrière "soft" pour se protéger au quotidien
Voici des gestes barrière adaptés à votre quotidien, sans tomber dans la paranoïa ni l'isolement complet :
L'hygiène des mains (le geste n°1) :
- Lavez-vous les mains régulièrement avec du savon pendant au moins 20 secondes
- Moments clés : en rentrant chez vous, avant de manger, après les toilettes, après avoir touché des surfaces publiques
- Mousse Désinfectante : gardez-en toujours un petit flacon dans votre sac
- Évitez de vous toucher le visage (nez, bouche, yeux) avec des mains non lavées
Le port du masque :
- Dans les lieux bondés ou mal ventilés, surtout en période de nadir
- Quand quelqu'un près de vous tousse ou éternue
- Dans les transports en commun si vous ne pouvez pas les éviter
- Lors des consultations médicales (salles d'attente)
- Vous pouvez demander à votre oncologue de vous prescrire des masques
À la maison :
- Aérez toutes les pièces au moins 10 minutes par jour, même en hiver
- Ne partagez pas vos serviettes, votre brosse à dents, vos couverts
- Si quelqu'un de votre foyer est malade : essayez de limiter les contacts, utilisez des chambres/salles de bain séparées si possible
- Nettoyez régulièrement les surfaces fréquemment touchées (poignées, interrupteurs, télécommandes, téléphones...)
L'alimentation :
- Évitez les aliments crus ou peu cuits qui peuvent contenir des bactéries : viande crue, poisson cru (sushi), œufs crus, lait non pasteurisé, fromages au lait cru
- Lavez bien les fruits et légumes
- Évitez les buffets où la nourriture reste à l'air libre
- Vérifiez les dates de péremption
En extérieur :
- Privilégiez les activités en plein air (parc, jardin, promenades) plutôt que les lieux fermés
- Évitez les foules quand c'est possible
- Gardez une distance avec les personnes qui toussent ou éternuent
Les petits plus :
- Gardez vos ongles courts et propres (moins de microbes sous les ongles)
- Changez régulièrement votre brosse à dents
- Lavez votre linge de lit régulièrement à 60°C
Une astuce simple pour rester sereine au quotidien : préparer une petite trousse à garder dans votre sac, comme une mini trousse de secours. Elle vous aide à vous protéger des microbes tout en apportant du confort à votre peau, surtout quand elle est plus fragile. Vous pouvez y mettre :
Et si vous souhaitez compléter votre routine, vous pouvez aussi retrouver notre sélection de crèmes hydratantes pour peau sensible sur Comptoir de Vie.
Immunité fragilisée : adapter sa vie sociale sans s'isoler complètement
Maintenir le lien social malgré la vulnérabilité
L'isolement social est l'un des risques quand on a une immunité basse liée au cancer. Par peur d'attraper un microbe, on peut être tentée de tout annuler et de rester cloîtrée. Mais l'isolement aggrave la dépression, la fatigue et paradoxalement peut même affaiblir encore plus votre système immunitaire.
Pourquoi le lien social est important :
- Il vous remonte le moral : voir des amis, rire, parler d'autre chose que du cancer
- Il combat la solitude et l'anxiété
- Il vous permet de garder une vie "normale", de ne pas vous réduire à votre maladie
- Le soutien émotionnel renforce même votre capacité à faire face aux traitements
Comment maintenir le lien :
- Choisissez vos sorties : privilégiez les moments et lieux moins risqués
- Expliquez à vos proches votre situation : "Je ne peux plus faire de gros bisous pour l'instant, mais je suis tellement contente de te voir !"
- Proposez des alternatives : "On ne peut pas aller au ciné ce week-end (trop de monde), mais on pourrait se promener dans le parc ?"
Les rencontres à privilégier :
- En petit comité : plutôt que de voir 10 personnes, voyez 1 ou 2 personnes à la fois
- En extérieur : promenades, terrasses aérées, jardins...
- Chez vous : vous contrôlez mieux l'environnement
- En visio : pour les personnes éloignées ou quand vous êtes trop fatiguée pour sortir
Les ajustements :
- Demandez à vos proches de reporter s'ils sont malades : "Je préfère qu'on se voie quand tu seras remise, comme ça on pourra profiter pleinement"
- Proposez des horaires décalés : bruncher le dimanche matin plutôt que dîner le samedi soir bondé au restaurant
- Limitez la durée : mieux vaut une heure de qualité qu'une après-midi épuisante
Et si sortir vous semble encore compliqué, sachez qu’il existe aussi des façons de garder du lien en douceur, dans un cadre rassurant. Chez Comptoir de Vie, nous organisons ponctuellement des ateliers en petit comité, pensés comme une parenthèse bienveillante, où l’on peut se retrouver, échanger, souffler… et se sentir à nouveau « soi ».
Nous avons récemment proposé un atelier « Parenthèse Douceur » : un moment simple et chaleureux, avec beaucoup de sourires et de douceur partagée. Certaines participantes ont profité d’une petite manucure, d’autres se sont offert un temps pour discuter, poser des questions, ou simplement se sentir entourées.
Voici quelques photos de cet atelier :

Et si ces rencontres vous parlent, n’hésitez pas à nous suivre sur Instagram et Facebook : vous y retrouverez nos prochains ateliers et nos actualités, pour rester connectée à la communauté, à votre rythme.
Organiser des rencontres en toute sécurité
Recevoir chez vous :
- Demandez poliment à vos invités de se laver les mains en arrivant
- Aérez bien avant et pendant la visite
- Évitez les gros rassemblements (limitez à 4-5 personnes maximum)
- Si quelqu'un tousse : proposez-lui un masque ou reportez gentiment
Au restaurant :
- Choisissez des horaires calmes (en semaine, en dehors des heures de pointe)
- Préférez les tables en terrasse ou près d'une fenêtre ouverte
- Évitez les buffets
- Lavez-vous les mains avant de manger
Activités adaptées :
- Balades : parc, forêt, bord de mer (l'air frais est sain)
- Musées en semaine (moins de monde)
- Cinéma en séance de début d'après-midi (salle plus vide)
- Ateliers créatifs en petit groupe
- Cours de yoga, sophrologie en petit comité
Avec les enfants (petits-enfants, nièces, neveux) :
- Les enfants sont adorables mais porteurs de beaucoup de microbes !
- Privilégiez les activités en extérieur avec eux
- Demandez aux parents de reporter si l'enfant est enrhumé
- Évitez les gros câlins pendant votre période de nadir (expliquez-leur gentiment : "Mamie t'aime très fort, mais elle ne peut pas faire de bisous pour l'instant parce qu'elle est un peu fragile")
Communication avec votre entourage : Expliquez simplement : "En ce moment, mes défenses immunitaires sont basses à cause des traitements. Je dois faire attention aux microbes, mais j'ai vraiment envie de vous voir. On peut s'organiser pour que ce soit confortable pour tout le monde ?"
Créer un environnement confortable chez vous peut aussi vous aider à vous sentir mieux au quotidien : instaurez une petite routine skincare pour hydrater et apaiser votre peau, avec des soins bio et des formules riches en ingrédients d’origine naturelle. Découvrez notre sélection de produits pour apaiser votre peau et vous sentir belle, tout en douceur.
Quand consulter en urgence en cas de baisse d'immunité et de symptômes
Repères pour situations d'urgence (fièvre, symptômes respiratoires…)
Avec une immunité affaiblie par le cancer, certains symptômes nécessitent une consultation en urgence. Ne les prenez jamais à la légère.
APPELEZ IMMÉDIATEMENT votre oncologue ou le service d'oncologie (ou le 15) si :
- Fièvre au-dessus de 38°C (même si vous vous sentez "pas si mal")
- Frissons importants et sensation de froid intense
- Essoufflement inhabituel ou qui s'aggrave
- Toux avec expectorations jaunes ou verdâtres (signe d'infection)
- Douleur thoracique en respirant
- Confusion, propos incohérents, sensation de malaise intense
- Plaies qui s'infectent (rougeur, chaleur, gonflement, pus)
- Diarrhée importante (plus de 6 fois par jour) ou avec sang
- Vomissements incoercibles (impossibles à arrêter)
Pourquoi c'est urgent :
- Avec une immunité basse, une infection peut devenir grave très rapidement
- Une infection non traitée peut se transformer en septicémie (infection généralisée dans le sang), potentiellement mortelle
- Plus vous consultez tôt, plus le traitement sera efficace
Ce que va faire l'équipe médicale :
- Prise de sang pour vérifier votre numération (taux de globules blancs)
- Recherche de l'origine de l'infection (prise de sang, radio pulmonaire, analyse d'urines...)
- Antibiotiques en urgence (souvent par voie intraveineuse)
- Parfois hospitalisation pour surveillance et traitement intensif
- Dans certains cas, injections de facteurs de croissance (G-CSF) pour stimuler la production de globules blancs
Important : même si vous avez "juste un rhume", appelez quand même si vous avez de la fièvre. Votre équipe soignante préfère être appelée pour rien que de passer à côté d'une infection grave.
Comment décrire vos symptômes à l'équipe soignante
Pour que votre équipe médicale puisse évaluer rapidement la situation, voici comment décrire vos symptômes :
Pour la fièvre :
- "J'ai [X]°C depuis [durée]"
- "J'ai pris du paracétamol il y a [X] heures, ma température est descendue à [X]°C puis est remontée"
- "J'ai aussi des frissons / je transpire beaucoup / je me sens très faible"
Pour les symptômes respiratoires :
- "J'ai une toux [sèche / grasse / avec crachats colorés] depuis [durée]"
- "Je suis essoufflée [au repos / en marchant / en montant les escaliers]"
- "J'ai mal à la poitrine quand je respire / quand je tousse"
Pour les autres infections :
- "J'ai mal [localisation précise] depuis [durée]"
- "J'ai remarqué [rougeur / gonflement / écoulement / odeur] à [endroit]"
- "Je suis allée aux toilettes [X] fois aujourd'hui avec [diarrhée / sang / brûlures...]"
Informations importantes à donner :
- Quand était votre dernière cure de chimio
- Quels traitements vous prenez actuellement
- Si vous avez été en contact avec quelqu'un de malade récemment
- Si vous avez déjà pris un médicament (antibiotique, paracétamol...)
Ayez toujours sous la main :
- Le numéro de votre service d'oncologie
- Le numéro d'astreinte pour les nuits et week-ends
- Votre dernière prise de sang (taux de globules blancs)
Conclusion
Vivre avec une immunité fragile à cause du cancer demande des ajustements au quotidien, mais cela ne doit pas vous couper du monde. En adoptant des gestes barrière simples et adaptés, en choisissant judicieusement vos activités sociales, et surtout en sachant reconnaître les signes d'alerte qui nécessitent une consultation urgente, vous pouvez continuer à vivre tout en vous protégeant.
N'oubliez pas que cette vulnérabilité est temporaire : votre système immunitaire se reconstituera progressivement après la fin des traitements. En attendant, soyez douce avec vous-même, ne culpabilisez pas d'annuler quand vous ne vous sentez pas bien, et entourez-vous des personnes qui comprennent et respectent vos besoins.
Pour aller plus loin : si vous souhaitez d’autres repères concrets pour mieux vivre les effets des traitements au quotidien, vous pouvez aussi lire notre article sur l’hypersensibilité au froid et au chaud : comment adapter ses vêtements et ses accessoires. Et pour retrouver tous nos contenus au même endroit, rendez-vous sur notre page conseils pour bien prendre soin de soi pendant et après un cancer.
Prenez soin de vous.
Taggé dans chimiothérapie immunité fragile












