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La perte de poids pendant les traitements du cancer est un phénomène fréquent qui peut vraiment vous inquiéter et vous affaiblir. Entre le manque d'appétit, les nausées, les modifications du goût et la fatigue intense, s'alimenter correctement devient parfois un véritable défi. Pourtant, maintenir vos forces est essentiel pour mieux supporter les traitements et préserver votre qualité de vie. Cet article vous donne des repères pour savoir quand la perte de poids devient préoccupante, comment adapter votre alimentation de manière réaliste, et quand demander un accompagnement nutritionnel adapté.
Sommaire :
- Perte de poids pendant le cancer : quand devient-elle préoccupante ?
- Perte de poids sous traitements : adapter son alimentation pour garder des forces
- Collations faciles les jours de grande fatigue
- Perte de poids et cancer : demander un accompagnement nutritionnel
- Conclusion
Perte de poids pendant le cancer : quand devient-elle préoccupante ?
Comprendre pourquoi vous perdez du poids pendant les traitements
La perte de poids liée au cancer et aux traitements peut avoir plusieurs causes, qui se cumulent souvent :
Le manque d'appétit :
- Les traitements (chimiothérapie, radiothérapie) peuvent diminuer l'appétit de manière importante
- Vous n'avez simplement plus faim, ou l'idée de manger vous dégoûte
- Ce manque d'appétit peut durer plusieurs jours après chaque cure de chimio
Les modifications du goût et de l'odorat :
- La chimiothérapie altère souvent les papilles gustatives
- Les aliments que vous aimiez avant peuvent vous sembler fades, métalliques ou carrément désagréables
- Certaines odeurs deviennent insupportables, ce qui rend la préparation des repas difficile
Les nausées et vomissements :
- Les nausées vous empêchent de manger normalement
- Même si vous parvenez à vous alimenter, vous risquez de vomir ensuite
- La peur de vomir peut créer une anxiété alimentaire qui vous pousse à manger encore moins
Les problèmes de déglutition :
- Certains traitements (notamment les radiothérapies ORL) peuvent provoquer des mucites (inflammations de la bouche et de la gorge)
- Avaler devient douloureux, ce qui vous décourage de manger
La fatigue intense :
- Quand vous êtes épuisée, préparer à manger et même mâcher devient un effort considérable
- Vous sautez des repas simplement parce que vous n'avez pas l'énergie de vous lever
Le métabolisme modifié :
- Le cancer lui-même peut accélérer votre métabolisme : votre corps brûle plus de calories au repos
- Cette dépense énergétique accrue peut entraîner une perte de poids même si vous mangez apparemment normalement
La fonte musculaire :
- La réduction de l'activité physique et l'alimentation insuffisante entraînent une perte de masse musculaire
- Cette fonte musculaire est plus rapide que la perte de graisse
- Elle aggrave la fatigue et la faiblesse générale
Comprendre ces mécanismes peut vous aider à ne pas culpabiliser : la perte de poids pendant le cancer n'est pas due à un "manque de volonté" de votre part. C'est une réaction complexe de votre organisme face à la maladie et aux traitements.
Signes d'alerte autour de la perte de poids à partager aux soignants
Toute perte de poids n'est pas forcément grave, mais certains signes doivent vous alerter et vous inciter à en parler rapidement à votre équipe soignante :
Parlez-en rapidement si :
- Vous avez perdu plus de 2 kg en une semaine ou plus de 5 kg en un mois
- Vous avez perdu plus de 5 % de votre poids initial en quelques semaines (par exemple, si vous pesiez 60 kg et que vous êtes passée à 57 kg)
- Vous ne parvenez plus à manger du tout pendant plus de 2-3 jours
- Vous vomissez systématiquement tout ce que vous mangez
- Vous ressentez une faiblesse extrême, des vertiges, des malaises
- Vos vêtements flottent soudainement, vos bagues glissent de vos doigts
- Vous constatez une fonte musculaire visible : vos bras et vos jambes semblent plus fins, votre visage se creuse
Pourquoi c'est important :
- Une perte de poids importante peut réduire votre tolérance aux traitements : certaines doses de chimiothérapie sont calculées en fonction de votre poids
- Elle affaiblit votre système immunitaire, ce qui augmente le risque d'infections
- Elle ralentit la cicatrisation en cas de chirurgie
- Elle aggrave la fatigue et peut conduire à un état de dénutrition qui nécessite une prise en charge médicale
Important : même si vous êtes en surpoids au départ, une perte de poids rapide et involontaire pendant les traitements n'est pas forcément une bonne chose. Votre corps a besoin d'énergie et de nutriments pour faire face aux traitements.
À noter dans votre journal ou carnet (pour en parler au médecin) :
- Votre poids avant le diagnostic (si vous le connaissez)
- Votre poids actuel
- L'évolution : combien de kilos perdus sur combien de temps
- Ce que vous parvenez à manger dans une journée type
- Les symptômes qui vous empêchent de manger (nausées, douleurs, dégoût...)
Perte de poids sous traitements : adapter son alimentation pour garder des forces
Les principes de base pour maintenir votre énergie
Quand on traverse une perte de poids liée aux traitements du cancer, l'objectif n'est pas de "suivre un régime" mais au contraire de manger suffisamment pour maintenir vos forces. Voici les principes de base :
Oubliez les régimes restrictifs :
- Ce n'est pas le moment de vous priver ou de compter les calories
- Votre corps a besoin d'énergie pour faire face aux traitements
- Les notions de "alimentation saine" habituelles peuvent être temporairement mises de côté : si vous n'avez envie que de frites ou de glace, et que ça passe, mangez-en !
Privilégiez les petites quantités fréquentes :
- Plutôt que 3 gros repas par jour, visez 5 à 6 petits repas ou collations
- Il est plus facile de manger une petite assiette toutes les 2-3 heures qu'un repas complet
- Ne vous forcez jamais à finir votre assiette si vous n'en pouvez plus
Choisissez des aliments riches en calories et protéines :
- Visez des aliments denses en énergie : fromage, œufs, viande, poisson, légumineuses, fruits secs, huile d'olive, beurre, crème fraîche...
- Les protéines sont essentielles pour limiter la fonte musculaire : viande, poisson, œufs, produits laitiers, tofu...
- Ne culpabilisez pas si vous mangez des aliments "gras" : votre corps en a besoin !
Adaptez les textures :
- Si mâcher est fatigant ou douloureux, privilégiez les textures molles ou mixées : purées, soupes, compotes, yaourts...
- Les smoothies et les boissons enrichies peuvent être plus faciles à avaler qu'un repas solide
Hydratez-vous :
- Buvez régulièrement, même si vous ne mangez pas : de l'eau, des bouillons, des jus de fruits, des tisanes...
- L'hydratation est essentielle, surtout en cas de vomissements ou de diarrhées
Profitez des moments où vous avez faim :
- Si vous avez un pic d'appétit (souvent le matin), profitez-en pour manger davantage
- Gardez toujours des aliments prêts à consommer à portée de main
Comment enrichir vos repas sans vous forcer
Enrichir vos repas, c'est augmenter leur apport calorique et protéique sans augmenter le volume de nourriture. Voici des astuces concrètes :
Dans les soupes et purées :
- Ajoutez une cuillère de crème fraîche ou de beurre
- Incorporez du fromage râpé (gruyère, parmesan...)
- Ajoutez une cuillère de lait en poudre dans la soupe avant de la mixer
Dans les yaourts et compotes :
- Mélangez une cuillère de miel ou de confiture
- Ajoutez des fruits secs mixés (amandes, noix en poudre...)
- Incorporez une cuillère de lait en poudre ou de poudre de protéines
Dans les plats chauds :
- Ajoutez un œuf battu dans les pâtes, le riz, la purée
- Nappez généreusement de sauce (béchamel, crème, huile d'olive...)
- Saupoudrez de fromage râpé
Au petit-déjeuner :
- Tartinez généreusement de beurre, beurre de cacahuète, pâte à tartiner
- Ajoutez du miel dans votre thé ou tisane
- Mixez des bananes avec du lait entier et de la poudre d'amandes pour un smoothie riche
Les "super-aliments" faciles :
- L'avocat : riche en bonnes graisses, doux, facile à écraser
- Les œufs : riches en protéines, faciles à digérer, cuisinables de mille façons
- Les bananes : faciles à manger, riches en énergie
- Le fromage blanc ou les petits-suisses : riches en protéines, doux pour la gorge
Les compléments nutritionnels oraux :
- Votre médecin ou diététicienne peut vous prescrire des boissons hyperprotéinées et hypercaloriques (type Clinutren, Fortimel...)
- Ces boissons apportent beaucoup de calories et protéines dans un petit volume
- Elles existent en plusieurs saveurs (vanille, chocolat, fruits...) et peuvent être bues froides ou tièdes
Prendre soin de vous passe aussi par des gestes de douceur pour votre peau fragilisée : découvrez nos produits pour la chimiothérapie qui peut vous accompagner pendant cette période.
Collations faciles les jours de grande fatigue
Exemples de collations énergétiques faciles à préparer
Les jours où vous êtes trop fatiguée pour cuisiner, avoir des collations prêtes à consommer peut vraiment vous sauver. Voici des idées simples et énergétiques :
Collations sans préparation :
- Yaourts entiers enrichis de miel ou confiture
- Fromage (petites portions type Babybel, Kiri...) avec des crackers
- Compotes en gourde (pratique à emporter partout)
- Fruits secs : abricots, figues, dattes, pruneaux (riches en calories et en fer)
- Noix, amandes, noisettes (une petite poignée = beaucoup d'énergie)
- Barres de céréales ou barres énergétiques
- Chocolat (si vous le tolérez)
Collations préparées à l'avance :
- Mini-sandwichs : beurre + jambon, fromage, pâté... (préparables la veille et conservables au frigo)
- Œufs durs : faciles à préparer en plusieurs à la fois, se conservent 3-4 jours
- Morceaux de cake salé (au fromage, au jambon...) : facile à trancher et conserver
- Petits pots de fromage blanc avec fruits secs mixés
Boissons énergétiques (quand manger est trop difficile) :
- Smoothies maison : banane + lait entier + miel + beurre de cacahuète (mixez tout)
- Milkshakes : lait entier + glace vanille + fruits
- Chocolat chaud au lait entier
- Jus de fruits frais (orange, pomme...)
- Boissons nutritionnelles du commerce (si prescrites)
Astuce pour les jours sans appétit : Préparez une "boîte à collations" que vous gardez près de vous (sur votre table de chevet, dans votre sac...) avec :
- Des biscuits secs
- Des fruits secs
- Des barres de céréales
- Des bonbons au miel
- Une petite bouteille de jus
Comme ça, même si vous ne pouvez pas aller en cuisine, vous avez de quoi grignoter un peu.
Astuces pour manger même sans appétit
Quand l'appétit a complètement disparu, voici quelques stratégies pour parvenir à vous alimenter malgré tout :

Rendez les repas plus agréables :
- Variez les couleurs dans l'assiette (même si c'est petit)
- Utilisez de la jolie vaisselle : ça peut paraître futile, mais manger dans une belle assiette rend parfois le moment plus agréable
- Mettez de la musique ou regardez un programme léger pendant que vous mangez
- Mangez en compagnie si possible : le côté social peut stimuler l'appétit
Stimulez l'appétit :
- Aérez bien avant les repas : l'air frais peut aider
- Faites une petite promenade avant de manger (si vous en avez la force) : ça ouvre l'appétit
- Buvez un verre de jus de fruits ou un bouillon 30 minutes avant le repas
Contournez les blocages sensoriels :
- Si les odeurs de cuisine vous écœurent : mangez des plats froids, ou demandez à quelqu'un d'autre de cuisiner et d'aérer
- Si le goût métallique vous gêne : utilisez des couverts en plastique, ajoutez du citron ou des sauces relevées
- Si tout vous paraît fade : n'hésitez pas à assaisonner davantage (herbes, épices, sauces...)
Changez les habitudes :
- Si vous n'arrivez pas à manger assis à table, mangez allongée dans votre lit ou sur le canapé
- Si les repas complets vous découragent, grignotez toute la journée des petites choses
- Si vous n'avez pas faim aux heures habituelles, mangez quand vous le sentez, même à 15h ou 22h
Fixez-vous de petits objectifs :
- "Je vais manger au moins 3 cuillères de cette purée"
- "Je vais boire ce smoothie en entier"
- Chaque petite victoire compte !
Perte de poids et cancer : demander un accompagnement nutritionnel
Pourquoi consulter une diététicienne spécialisée en oncologie
Face à une perte de poids importante pendant les traitements du cancer, consulter une diététicienne spécialisée en oncologie peut vraiment vous aider. Voici ce qu'elle peut vous apporter :
Un accompagnement personnalisé :
- Elle évalue votre situation nutritionnelle de manière précise
- Elle adapte ses conseils à votre type de cancer, vos traitements, vos goûts, vos contraintes
- Elle prend en compte vos effets secondaires spécifiques (nausées, mucites, troubles du goût...)
Des conseils pratiques concrets :
- Des idées de repas adaptés à vos besoins et à votre état
- Des techniques d'enrichissement personnalisées
- Des astuces pour contourner vos blocages alimentaires
Un soutien psychologique :
- Manger (ou ne pas réussir à manger) peut devenir une source de stress énorme
- La diététicienne vous aide à déculpabiliser et à trouver des solutions sans pression
- Elle vous aide à reprendre confiance dans votre capacité à vous nourrir
Des prescriptions si nécessaire :
- Si votre état le nécessite, elle peut demander au médecin de vous prescrire des compléments nutritionnels oraux
- Dans certains cas, elle peut participer à la mise en place d'une nutrition entérale (par sonde) si l'alimentation orale devient vraiment impossible
Comment accéder à une diététicienne :
- Demandez à votre oncologue ou à votre médecin traitant de vous orienter
- Certains hôpitaux ont des diététiciennes spécialisées en oncologie dans leur équipe
- La consultation peut être remboursée dans certaines conditions (renseignez-vous auprès de votre mutuelle)
Pour rendre vos séances de chimiothérapie plus confortables, préparez un petit kit avec des éléments pratiques : turban chimio ou bonnet chimio pour protéger votre tête, crème hydratante pour peau sensible, soins de bouche, ou encore coussin de voyage pour plus de confort.
Idées de phrases pour parler nutrition et perte de poids avec son équipe soignante
Parler de sa perte de poids et de ses difficultés à s'alimenter peut être délicat. Voici des phrases toutes faites pour vous aider à aborder le sujet :
Pour introduire le sujet :
- "J'ai un problème dont j'aimerais vous parler : j'ai beaucoup de mal à m'alimenter depuis que j'ai commencé les traitements."
- "Je perds du poids de manière importante et ça m'inquiète."
- "Je n'arrive plus du tout à manger et je me sens de plus en plus faible."
Pour décrire la situation :
- "J'ai perdu [X] kilos en [X] semaines."
- "Je n'ai plus aucun appétit depuis [durée]."
- "Tout a un goût bizarre / métallique / désagréable."
- "J'ai des nausées dès que j'essaie de manger."
- "Je suis trop fatiguée pour préparer à manger et même pour mâcher."
Pour exprimer l'impact :
- "Je me sens de plus en plus faible."
- "Mes vêtements ne me vont plus du tout."
- "J'ai peur de perdre encore plus de poids."
- "Ça me stresse énormément et ça devient une obsession."
Pour demander de l'aide :
- "Pourriez-vous me prescrire quelque chose pour stimuler mon appétit ?"
- "Est-ce qu'il existe des compléments alimentaires qui pourraient m'aider ?"
- "Pourriez-vous m'orienter vers une diététicienne spécialisée ?"
- "Qu'est-ce que je peux faire pour ne pas perdre encore plus de poids ?"
Si vous êtes en surpoids au départ :
- "Je sais que j'ai du poids à perdre, mais je perds beaucoup trop vite, est-ce normal ?"
- "Cette perte de poids rapide m'inquiète, même si je suis en surpoids."
Rappelez-vous :
- Votre équipe soignante prend la nutrition très au sérieux : la dénutrition est un véritable problème pendant les traitements
- Ils ne vous jugeront pas et seront soulagés que vous en parliez
- Il existe des solutions : médicaments pour stimuler l'appétit, anti-nauséeux plus efficaces, compléments nutritionnels, soutien diététique...
Conclusion
La perte de poids pendant les traitements du cancer peut être inquiétante et vous affaiblir, mais elle ne doit pas devenir une fatalité. En surveillant votre poids, en adaptant votre alimentation de manière réaliste avec des petites collations fréquentes et des repas enrichis, et surtout en demandant de l'aide à votre équipe soignante quand c'est nécessaire, vous pouvez préserver vos forces et mieux supporter les traitements.
N'oubliez pas que maintenir votre poids (ou limiter la perte) pendant cette période n'est pas une question d'esthétique, mais bien de santé et d'énergie. Chaque petit effort compte, chaque collation consommée est une victoire. Soyez bienveillante avec vous-même et n'hésitez jamais à demander de l'aide : la nutrition fait partie intégrante de votre prise en charge.
Prenez soin de vous au quotidien pendant les traitements grâce à nos conseils et produits adaptés. Chaque geste compte pour préserver votre confort, votre énergie et votre bien-être. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter nos autres articles sur le blog : Troubles du sommeil pendant la chimiothérapie : petites routines pour mieux dormir
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